En voyant le sujet, vous vous demandez sans doute ce qui me prend… Elle est suicidaire ? C’est quoi ce « non sujet » ?

Il se trouve que je vis en Martinique et que j’ai justement fait une crise d’appendicite la semaine dernière. Remise sur pieds lundi, je tenais à partager cette expérience « extra ordinaire » qui me laissera un souvenir encore plus comique que mon accouchement dans cette même contrée.

Faire une crise d’appendicite en Martinique

Jeudi matin
J’arrive au boulot après une nuit sans sommeil, pliée en deux de douleur. Mes collègues appellent le docteur qui à son tour appelle l’ambulance en urgence : il est 9h du matin. Après une crise d’hystérie « mais vous ne comprenez pas, vous faites peut-être une hémorragie interne, vous pouvez en crever ! » et 1h25 d’attente, l’ambulance arrive enfin (l’hôpital était quand même à 2 km). « Bonjour Doudou, eh bè tu peux mawché ? On s’attendait à voiw quelqu’un en bwancaw ! ». Zouk à fond dans l’ambulance, l’un des gars tripote son smartphone tandis que l’autre tape sur son appareil qui est censé indiquer mon taux d’oxygène. « Ca mawch’ pas ça dis don’, pas gwav’! ».

Faire une crise d’appendicite en Martinique

Là l’un des ambulanciers me demande ce que je fais comme boulot et ce que fait mon mari. J’ai le malheur de lui répondre qu’il travaille dans la création d’entreprise « ah mais ça tombe bien Doudou, je veux créer mon entwepwiz ! ». Je souffre le martyre et sa seule préoccupation est de me demander le numéro de mon mec pour créer son projet ! Ils sifflent sur la musique, bougent un peu les épaules en rythme et me sortent de l’ambulance pour me déposer aux urgences, il est déjà 11h du matin.

La suite au prochain épisode (camarade de chambrée d’hôpital qui veut me faire gagner une Renault Captur, une autre qui me dit de me méfier du stérilet car si on prend des coups de poings dans le ventre ça peut faire mal etc.)