D’une beauté majestueuse, le mont toubkal d’une altitude de 4167 mètres est la plus haute montagne de l’Afrique du nord. il domine la chaîne de montagnes haut atlas et pour ceux qui raffolent des randonnées de haute montagne, c’est incontournable

Toubkal

C’était le mois de février et les pics enneigés t scintillaient à l’horizon. Il faisait un peu froid a Marrakch e l’air était clair et frais. Je pris un petit taxi jusqu’à Babel Rabbi’ où vous pouvez trouver des grands taxis pour de plus ion voyages. Là-bas je rencontrai un conducteur nommé Abdul qui accepta de n’emmener jusqu’à Imlil, là ou commence I marche. Ces dernières années, Imlil s’est convertie en centre de randonnée, pour ceux désireux de faire l’escalade du Toubkal. On y trouve pas mal d’excursionnistes en provenance de Marrakech, cependant ce qui soutient l’économie principalement est la cuture de pommes, cerises, figues et noix. Si vous visitez au printemps vous pourrez admirer les terrasses fleuries. Malgré sa proximité de Marrakech, les gens ici ont toujours un style de vie très traditionnel.

Au moment où l’on quitta Marrakech, la route commença à grimper et sinuer autour des montagnes, rebasculant sur elle-même avec des chutes périlleuses dans la vallée au-dessous. Abdul, habitué à la route, semblait exceptionnellement enjoué alors qu’il manœuvra autour d’un âne, le manquant de peu. Il montra du doigt le pic de lebel-Toubkal au loin. le ne l’avais pas remarqué, étant bien trop occupé à prier le Bon-Dieu d’arriver à Imlil en un seul morceau. A notre arrivée, les jambes tremblantes, je fis mes adieux à Abdul.

le décidai de continuer jusqu’au village de Aremd, ô proximité, afin de render la marche du lendemain un peu plus courte. A pieds, celà prend 45 minutes pour se rendre à Aremd, le sentier sinuant entre les vergers de pommes, les noyers et les rochers volcaniques. Le village se situe à une altitude de 2000 mètres, les moisons collées au flanc de la coline. C’est une communauté isolée mais devenue le point d’arrêt favofit des randonneurs. De nombreux villageois ont converti leurs moisons en refuges, ou es pensions traditionnelles. Ce fût dans un de ces refuges que je rencontrai la dame de la maison, khadija. C’était la grand-mère de la famille, et de la façon don’t elle donnait des ordres fils, de toute évidence, la patronne de l’établis  » Le refuge était charmant, avec plusieurs pièces et une terrasse immense, offrant une vue incroyable des cimes de l’Atlas au loin. Cependant, dès le coucher du soleil, il fit plus froid. En fait, il gelait.

Grace à Dieu, j’ai eu une idée pour me réchauffer. Le petit fils de Khadija m’indiqua le hamman du village local, ou les bains publics. C’était ma première expérience de hamman. Je fus un peu nerveux quand je me retrouvai en caleçon et passai dans la première pièce chaude. Elle était remplie de mecs locaux, aussi en caleçon, qui se frottaient et massaient les uns les autres. Un masseur trapu, barbu, aussi grand qu’une maison, s’approcha de moi et d’un sourire édenté m’amena à la pièce la plus chaude. Du doigt, il m’enjoignit de m’étendre par terre et j’obéis plutôt timidement. Je l’entendis craquer ses doigts et faire des exercices d’assouplissement. Ce qui suivit ressembla plus à un match de lutte qu’ô un massage. je me trouvai tordu dans des positions don’t j’ignorais l’existence. Je ne suis pas sûr s’il avait un diplôma de physiothérapie ou s’il improvisait au fur et à mesure. je suspecte ce dernier. Ensuite, il me couvrit d’un savon noir à l’huile d’olive et me frotta avec un gant Rugueux. Il termina en me jetant des seaux d’eau froide au visage, me faisant crier comme une petite fille. Avant qu’il s’en aille, je gémis un faible  » shokran ».

Je revins ensuite dans le vestiaire et découvris que mes vêtements avaient disparu. ‘Est-ce une mauvaise blague? » Me demandais-je? Tout le village va-t’il se payer ma tête quand je reviendrai au refuge en caleçon? J’entendis ensuite ‘hoya !’, une interjection commune marocaine qui signifie frère, me retournai et me rendis compte que l’employé avait pris mes vêtements pour en prendre soin. Après une prière silencieuse, je me retrouvai de retour à l’hôtel, relaxé, propre et réchauffé. Je me remplis d’une montagne de couscous au dîner avant de m’enterrer sous 4 couvertures et de m’endormir.

L’appel de la prière provenant de la Mosquée du village m’éveilla de bonne heure. Ici la Mosquée paressait beaucoup plus bruyante qu’à Marrakech, peut-être parce qu’il n’y o aucun autre bruit. Au menu du « petit-déj’, des œufs, de la confiture et du pain frais, avant de dire au-revoir à Khadija, à sa famille et de sortir à grands pas. L’air du matin était très froid mais dès que le soleil se leva, je commençai à me réchauffer, ou point même de transpirer. Le chemin montait en suivant une rivière à l’eau blanche jaillissante, le long des pâturages verts en terrasses. De jeunes bergers étaient debout tôt pour mettre les chèvres en pâturage.

I La route suit la vallée, en montant doucement auprès de la rivière. Alors que je gagnais de l’altitude, il me semblait que les cimes les plus proches étaient couvertes de sucre glace. je fis un tournant et la pente colonie de Sidi Chamharouch (pronounce Sham-Ha-Roush), fit son apparition. Constituant le début d’une ligne de neige, Sidi Chamharouch est un petit groupe de bâtiments pisés, à côté d’une chute d’eau. Imposant au-dessus des bâtiments se trouve un autel-un énorme rocher blanc couronné d’un drapeau. On estime que l’autel remonte aux croyances payennes Berbères pré-Islam.

le Maroc a ces autels Maroubouts, éparpillés dans tout la campagne. Ce sont les tombes d’hommes saints qui  sont devenu le centre de culte et pèlerinage. En fait, les autels sont contre  les enseignements islamiques  mais interdisent tout de même l‘accès aux non musulmans. C’est une croyance locale que les eaux de chamharouch guérissent. Des gens aux maladies incurables voyagent fréquemment à dos d’âne afin de se baigner quelques jours dans cette eau. Cela fend le cœur de les voir entreprendre ce voyage difficile jusqu’à cet enduit isolé et on ne peut qu’espérer que les eaux violentes de Chamhorouch leur apportent du soulagement. Je fis un arrêt auprès de l’autel et pris un thé à la mente que m’offrit un berbère âgé, qui s’avérait être le gardien des autels. On partagea mon déjeuner-un échange équitable, me semblait-il.

Le jour approchait sa fin et j’étais désireux de me mettre en route. Le chemin montait en pente raide à partir de Chamharouch, se courbant ou loin. La route suit la rivière avec des pics raides, dentelés de chaque côté. Celà prend environ 2-3 heures pour atteindre l’arrêt de nuit, le refuge Toubkal. J’avais dû placer des crampons à différents endroits et le temps d’apercevoir le refuge, le soleil s’était couché derrière les montagnes. J’étais fatigué et commençais à avoir froid. Le taux d’oxygène était plus bas et cela rendait ma respiration plus difficile. Mon sac-à-dos semblait deux fois plus lourd qu’à mon départ.

Il y a en fait deux refuges au-dessous du sommet. J’utilisai le refuge Neltner, qui est légèrement plus vieux et situé plus haut dans la montagne que l’autre refuge c’est aussi plus petit et donc un peu plus chaud. Dès coucher du soleil il fait très froid et la neige aux alentours de refuge gèle. Le refuge est très simple, comme on peut l’imaginer à une telle altitude (3140 mètres), avec des chambres style dortoirs. La pièce commune était charmante. J’y rencontrai 2 gars belges, Peter et Bas, qui étaient des montagneurs experimentés. Ils m’invitèrent à monter au sommet avec eux le lendemain, ce que j’acceptai avec gratitude. Après un énorme repas complet, à nouveau composé de couscous, je me couchai tôt. Malgré mes vêtements thermiques, un bonnet, un sac de couchage et des couvertures épaisses, il faisait incroyablement froid et je dormis de façon intermittente.

Le lendemain matin je rencontrai Pete et Bas qui brûlaient d’impatience de partir. Il faisait un beau ciel bleu mais terriblement froid. Nous prenions la route sud qui menait au sommet, ce qui est ordinaire. Elle monte en pente raide à partir du refuge Neltner. La neige était dure comme de la pierre et la tâche aurait été impossible sans l’aide de crampons et d’un piolet. C’était dur et on prit du temps pour se réchauffer. On passa une chute d’eau gelée et avec précaution grimpa en l’évitant. Il n’y a pas vraiment de chemin mais on suivit la piste des premiers alpinistes.

quand on arriva ou début de la vallée, on prit une pause et jeta un coup d’œil à la carte. Si on suivait les empreintes on contournerait le sommet. Les pentes plus raides de la’ vallée avaient moins de neige, de larges rochers volcaniques et offraient une route plus directe. On prit une décision immédiate de se diriger tout droit.
On enleva les crampons et attacha nos haches a nos sacs-à-dos. C’était raide mais pas abrupte. Plus on progressait, plus j’éprouvais des difficultés à respirer, au point que chaque pas paraissait un effort. Alors que l’on se hissait vers le haut à travers les rochers et rampait à 4 pattes à travers les pentes abruptes, je me mis à réfléchir à la raison pou laquelle  les gens se soumettent a tout ceci. Je pense qu’il y a quelque chose d’intrinsèquement satisfaisant d’escalader une montagne: le défi, les vues magnifiques, l’air pur, les épreuves et privations, que l’on sent rarement dans un monde de plus en plus moderne. quelques-soient les raisons, à cette étape de l’escalade, je remettais en question mon propre jugement et doutais de ma forme physique. J’avais beaucoup de mal. Je devais arrêter fréquemment pour reprendre haleine. Le vent avait repris et fouettait à travers les champs de rochers. Les belges avaient disparu de vue alors que j’avançais péniblement, me concentrant juste de mettre un pied devant l’autre. J’arrivai finalement en haut et avec peu de grâce titubai et aperçu Pete et Bas allongés, en train de grignoter des Pringles. Je m’affalai près d’eux, trop,’ hors d’haleine pour parler. On se trouvait très proches du sommet maintenant. Bas m’aida à me lever et sans un mot, on pensait tous la même chose « Terminons celà!ll

Au loin, on vit une structure large métalique, ressemblant à une pyramide, qui marquait le sommet. On marcha laborieusement les dernières centaines de mètres. Quand on atteint le sommet, le paysage vaste de l’Atlas et du Sud Profond firent leur apparition. On dit que lorsque la journée est claire, on peut voir à la fois l’Atlantique et le Sahara, à partir du sommet. La vue de là-haut est simplement magnifique! On se tapa dans le dos, peut-être dans les mains. Je pense même avoir poussé des cris.

Et ne ratez pas l’occasion de visiter la ville rouge Marrakech avec ses plus beaux Riads.

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